Historique de l'ambulance


Les ambulances existent depuis que l’homme est homme. Au début, il fallait transporter les malades sur son dos ou sur celui d’animaux domestiques comme les chevaux ou les ânes. Peu à peu, les techniques se sont raffinées. L’humain, un jour, s’est dit qu’un brancard ne serait peut-être pas une mauvaise idée! Le terme ambulance provient de "ambulant" et, jusqu’au début du XX ième siècle, désigne principalement les hôpitaux militaires ambulants. La première intervention organisée de transport de blessés aurait eu lieu au XI ième siècle, durant les Croisades. Les Chevaliers de Saint-Jean, aussi connus sous le nom d’Ordre de Malte, reçoivent ordre de prêter secours aux victimes des Croisades et ce, peu importe leur allégeance religieuse. En 1792, un chirurgien français, le baron Dominique-Jean Larrey, créée des "ambulances volantes" qui viennent rapidement chercher les blessés directement sur les champs de batailles. Encore une fois, l’être humain prime sur sa nationalité ou son grade.

Plus près de nous, les premières ambulances motorisées seraient apparues à Chicago et New York au tournant du siècle dernier. On ne sait cependant pas de quelle marque il s’agissait mais il y a fort à parier qu’on avait pris un véhicule "stock" (lire d’usine) et transformé la partie arrière pour en faire une ambulance. Lorsqu’on consulte l’histoire des ambulances, on se rend rapidement compte que les services ambulanciers relevaient à l’époque du département d’incendie et de police. Jusque dans les années ’40, d’ailleurs, il n’est pas rare qu’une ambulance soit transformée du jour au lendemain en corbillard (sans doute si le blessé n’avait pu être amené à l’hôpital à temps!) ou, à l’inverse, un corbillard en ambulance. Durant les années ’10, c’est le Modèle T de Ford qui est le plus souvent modifié pour devenir une ambulance. Les changements apportés aux véhicules en vue d’en faire des ambulances sont pratiquement toujours fait par des entreprises spécialisées. Plusieurs marques de voitures seront utilisées par ces entreprises pour devenir des ambulances : Buick, Cadillac, LaSalle et Packard sont les plus populaires puisqu’ils sortent des usines en configuration limousine ou familiale (station wagon), ce qui constitue une très bonne base pour des véhicules de service.

Vers la fin des ’30, l’entreprise Sayers & Scovill de Lima en Ohio (devenue Hess and Eisenhardt) crée le "high roof ambulance", soit une ambulance avec le toit relevé de six pouces, question de pouvoir transporter plus de matériel. Les automobiles sont transformées en ambulances jusqu’au début des années ’70. Le gouvernement américain stipule alors que pour bien protéger les blessés et transporter un médecin ainsi que tout le matériel médical nécessaire, il faut obligatoirement un camion de type I, II ou III. Déjà, au courant de la deuxième guerre mondiale, Dodge (États-Unis) et Rover de même que Allied (Angleterre) fournissent à leur armée respective des camions transformés en ambulances. L’idée n’était donc pas tout à fait nouvelle.

En route pour l'hôpital ou le cimetière!

Durant plusieurs années, Montréal aussi possédait son entreprise de modification de voitures en ambulances et/ou corbillards. Il s’agissait de la General Auto Body Limited. Même si nous ne savons rien de cette entreprise (il m'aurait fallu mener des recherches plus exhaustives), elle nous aura au moins laissé un véhicule en héritage. Et tout un véhicule! Il s’agit d’une LaSalle 1930 transformée en ambulance. C’est l’entreprise Georges Godin, spécialisée dans le transport de malades ou de morts, (selon l’état du patient...) qui a acheté cette LaSalle modifiée en ambulance. Petite anecdote : Georges Godin, qui a fait faillite en 1960, était basé sur la rue Rachel. Lorsque quelqu’un appelait pour le transport d’un malade, l’ambulance devait passer par l’hôpital, prendre une infirmière puis se rendre chez le patient.

La Communauté urbaine de Montréal (CUM)

Au début des années 80, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a cessé d'utiliser les policiers comme ambulanciers. Ce service était offert à la population depuis les années 60. Les policiers devaient suivre le cours de Premiers soins qui était recommandé à l'époque. Pas besoin d'être médecins, juste être assez rapide pour se rendre à l'hôpital.

Les policiers-ambulanciers patrouillaient comme tous les autres. Ils arrêtaient des suspects, donnaient des billets, réglaient des situations conflictuelles. Pourtant, la priorité demeurait les accidents avec blessés, les blessures sur la rue comme dans la maison, les malades en tous genres et de tous acabits. Comme ils patrouillaient le secteur, ils étaient présents lors des incendies, et ce bien avant les pompiers. Ces hommes étaient donc les premiers arrivés. En situation d'urgence, ils prenaient la décision qui s'impose, sinon ils réglaient le cas sur place, ou assistaient les ambulanciers privés. Les policiers accouchaient les femmes enceintes, réanimaient les cardiaques, réglaient les appels habituels de gars en boisson appelant pour des riens.

Les policiers-ambulanciers se déplaçaient rapidement, ils étaient du secteur et connaissaient toutes les rues et ruelles.

Ambulanciers / ambulancières / paramédics d'aujourd'hui

Les ambulanciers / ambulancières / paramédic donnent aux personnes les soins dont elles ont besoin selon les techniques et les protocoles établis et veillent à les transporter de façon sécuritaire dans un établissement. Ils assument les fonctions d'évaluation et de stabilisation de ces personnes selon les protocoles établis et avec le matériel dont ils disposent, dans le but de pouvoir prévenir une détérioration de leur condition avant qu'elles ne reçoivent les soins médicaux appropriés.

Ils travaillent pour Urgences-santé dans la région de Montréal et de Laval. Ailleurs au Québec, ils travaillent pour des coopératives ou des compagnies privées.

Principales tâches :

• Déterminer la gravité des blessures ou de la maladie des victimes de traumatisme, des patients souffrant de maladies ou de stress respiratoires, des victimes de dose excessive de médicaments ou de poison, des victimes d'accident de travail et autres individus malades ou blessés afin de déterminer les soins médicaux d'urgence nécessaires.

• Administrer les soins d'urgence pré-hospitaliers aux patients, tels que la réanimation cardio-respiratoire (RCR), l'oxygène, médicaments et autres.

• Administrer et maintenir en place des intraveineuses, installer l'équipement d'appoint dans le cas de problèmes de ventilation ou de circulation sanguine, donner des médicaments et fournir d'autres traitements avancés d'urgence aux patients.

• Documenter et consigner la nature des blessures et le traitement donné.

• Aider le personnel du centre hospitalier à dispenser les soins médicaux, au besoin entretenir les ambulances, le matériel et les fournitures nécessaires aux soins d'urgence de ce groupe de base.

• Aider, si nécessaire, au triage des patients en situation d'urgence.


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